Vive l’incommunication ! La victoire de l’Europe

20 juin 2020

Jeudi 2 juillet 2020

Dominique Wolton

Directeur de recherche au CNRS, fondateur et directeur de la revue internationale Hermès

Présente et dédicace

Et si la plus grande force de l’Europe résidait dans « l’incommunication », cette incapacité apparente des pays qui la composent à se comprendre et à agir ensemble ? À l’heure où l’Europe est une fois de plus en crise, depuis le fait migratoire, le populisme, le Brexit, le Covid 19, cet essai montre à quel point le dialogue entre Européens, certes tumultueux, est ininterrompu. D’accord sur rien, mais toujours ensemble.
 

L’Europe n’est pas un rêve dépassé au bilan décevant. Elle reste la plus grande aventure pacifique et démocratique de l’Histoire du monde, même si les européens n’en sont pas assez fiers. Réussir à faire cohabiter 450 millions d’individus divisés par d’innombrables contentieux, avec 27 nationalités différentes et parlant plus d’une vingtaine de langues, et ce depuis soixante ans, ne s’est jamais réalisé. Quelle aventure ! Quel projet invraisemblable ! Comment cela est-il possible ?

C’est que les membres de l’UE persévèrent dans la négociation, malgré les contentieux, les langues de bois et les dialogues de sourds. Ceci grâce à ce que Dominique Wolton nomme l’« incommunication ». Et c’est bien là que réside toute sa force, et son avenir.

 

Présentation à 18h00 par l’auteur

Suivie d’un accompagnement de musique brésilienne originale
avec
Isabelle FERRAZE DE OLIVEIRA au chant
et
Sidney RODRIGUEZ à la guitare


Editions A.Pedone en confinement

18 juin 2020

De même que malgré les événements de 1870, les éditions ont fait paraitre des ouvrages comme en témoigne le diplôme de l’exposition universelle remis à auguste Durand (fondateur de la maison d’éditions le 22 février 1838) et Guillaume Pedone-Lauriel (son gendre), en 1873 à Vienne en Autriche.

De même que de 1914 à 1919 Auguste Pedone a poursuivis les activités éditoriales comme en témoignent les tomes 21 à 26 de la Revue générale de droit international public, et parce que la réception d’épreuves et de tiré-à-parts donne à leur auteur un souffle d’encouragement ; comme en témoigne Raphaël Lemkin recevant ses épreuves dans son parcours d’exil en suède de la part de Jeanne et Madeleine Pedone en fin 1939, cité dans l’ouvrage de Philippe Sand[1].

De même du 16 mars au 22 juin 2020, les éditions A.Pedone ont veillé à poursuivre leurs activités éditoriales en publiant les numéros 1 de leurs revues et en les mettant en accès libre sur leur site internet http://pedone.info avant leurs impressions respectives.

Nous remercions l’ensemble des auteurs qui y ont contribué et nous vous souhaitons une bonne lecture en ligne sur :

 Revue générale de droit international public n° 2020-1

Revue d’histoire diplomatique n° 2020-1

Revue française de droit aérien et spatial n° 2020-1

Revue d’histoire diplomatique n° 2020-2

 

 

[1] Philippe Sands, East West street, Weidenfeld & Nicolson, 2016, pp. 164 ; et Phillippe Sands, Retour à Lemberg, Albin Michel, p. 214.

 


Lecture publique de “trafiquants de colères” par Viktor Lazlo

15 mai 2020
Amis lecteurs et lectrices,
 
la librairie Pedone vous invite à visionner la lecture publique de Trafiquant de Colère par son autrice Viktor Lazlo (éditions Grasset).
 
La lecture a été enregistrée au sein de la librairie des éditions A.Pedone, au 13 rue Soufflot Paris 5 ème.

Accès à la vidéo

 

“Ils étaient une famille, un croisement improbable aux confins de la haine et de l’amour (…)”. Tels sont les premiers mots du prélude du dernier ouvrage de Viktor Lazlo, paru fin janvier chez Grasset: Trafiquants de colère. Avec une diction poétique, des descriptions subtiles et la lucidité que le poids de l’histoire confère aux existences singulières, l’auteure nous lit quelques pages de son nouveau roman. A l’occasion de son cinquième roman, Viktor Lazlo reprend quelques protagonistes de son roman antérieur, Les Passagers du siècle. Deux familles, l’une issue de l’esclavage et l’autre, ayant subi les pogroms d’Europe de l’est, la Shoah, se rencontrent. Un arbre généalogique précède les premiers chapitres du livre. Des éléments, profonds et poétiques retiennent notre attention, un personnage espère “écraser (ses) doutes pour que (son) cœur se calme”, des interrogations intérieures révèlent un tourment abyssal: “Comment se mesurer à l’absence ?”. Outre les états d’âme des victimes, des témoins de l’Histoire, des objets ou attributs sont mentionnés, comme un violon “pauvre témoignage d’une existence chahutée”… La musique du livre prend vie et tisse la trame des vies torturées des personnages, qui furent, avant l’espace de la fiction, des personnes de chair et de sang.

« A l’origine, deux femmes » nous dit l’auteure, et de cette rencontre naîtra tout un triptyque. Un troisième roman paraîtra donc, comme vient de nous l’annoncer Viktor Lazlo, pour laisser voix au chapitre à un nouveau personnage, un jeune homme dont le portrait est esquissé à la fin de Trafiquants de colère. Lors de la lecture de ce roman, nous remarquons un paradoxe révélé par une mise en abîme de la réflexion sur l’écriture au sein même de l’écriture de fiction : aucun écrivain ne peut dire les atrocités des camps. Cette phrase, insérée au cœur du livre, a été énoncée par un véritable survivant de la Shoah lors d’un témoignage diffusé dans un documentaire. Viktor Lazlo fait feu de tout bois, des archives et de son imagination prolifique. En reprenant une distinction foucaldienne de l’Archéologie du savoir, nous pouvons dire que l’auteure utilise les « œuvres-documents » pour enrichir et créer une « œuvre-monument » : son roman. Viktor Lazlo nous répond à propos du paradoxe de l’impossibilité de dire l’indicible de la catastrophe : « tout a déjà été dit. Ce sont les personnages dans la terreur qui m’intéressent et non l’horreur en elle-même ». La place est faite aux personnages plutôt qu’aux situations, bien que ces derniers ne puissent s’en départir. D’ailleurs, si le ton de la lecture publique semblait grave et mélancolique, l’auteure nous rassure et rappelle que ce roman est avant tout une histoire d’amour, d’aventures, de rêves réalisés. Ainsi, si la réalité des tragédies de l’histoire est omniprésente, elle n’apparaît qu’au second plan. Les individus prennent les devants de l’histoire, sans doute est-ce une façon de leur faire prendre une revanche sur l’Histoire. Le ton glacial de certains passages du roman, « chaque centimètre sous nos pieds est imprégné de sang », nous procure une vive émotion et nous pousse à devenir nostalgique d’une mémoire que nous n’avons pas vécue, d’une mémoire désormais collective conservant l’intimité des vies de personnages singuliers, dont, par exemple :« le souvenir spectral du passé flamboyant de la ville »…
Retrouvez Trafiquants de colère, le récent livre de Viktor Lazlo en librairie.
Bonnes lectures !

Fanny Bousquet
libraire à la librairie des éditions A.Pedone

 

Commande & retrait

2 mai 2020

 

La librairie des éditions A.Pedone

propose un service de
“Commande et retrait”

1- Commande

Vous commandez l’ouvrage que vous souhaitez

soit 24h sur 24 et 7 jours sur 7 par email à librairie@pedone.info

soit par téléphone au 01 43 54 05 97  entre 11h à 16h

&

– nous faisons sous 24h ouvrables notre travail de libraire : recherche de disponibilité, commande auprès de l’éditeur, préparation de la commande, …

2 – Retrait

Nous vous fixons au téléphone ou par email une tranche horaire d’une heure  comprise entre 11h et 17h du lundi au vendredi pour venir payer (par CB, chèque ou espèces) et retirer votre commande.

Merci de venir équipé d’un “masque-sanitaire” et de respecter les “gestes barrières” lors du retrait. 

 

 


Actualité des éditions

7 mars 2020

Reportée et non-annulée

Vendredi 20 mars 2020
à partir de 18h30

Luc LERICHE
dédicace et présente

 L’impact normatif de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

De l’effectivité d’une déclaration en droit international
 
 
Publié aux éditions Pedone
 
 
Présentation à 19h par l’auteur
suivie d’une discussion avec
la Professeure Evelyne LAGRANGE
auteure de la préface
et
le Professeur Jean MATRINGE

Dédicace d’Hervé Morin

6 décembre 2019

vendredi 20 décembre

de 18 h30 à 20 h 

Hervé Morin

dédicace

et nous a offert une dégustation de produits de sa région la Normandie

 

 

Originaire de Pont-Audemer, Hervé  Morin dans ce beau-livre de photographies de Guillaume de Laubier nous décrit la région dont il est président du Conseil régional. Par un texte empreint d’attachement familial Hervé Morin offre à ses lecteurs un aperçu des habitants, de l’histoire, des paysages, des activités tant agricoles, marines, gastronomiques, culturelles, industrielles qu’économiques. Associant des liens d’amitié à ses descriptions, des portraits aux paysages, Hervé Morin et Guillaume de Laubier nous dépeignent cette la Normandie “d’où ils viennent”.      

 


Librairie hors-les-murs

4 décembre 2019

4-5 Décembre 2019
les éditions Pedone exposent 
les ouvrages de ses auteurs à La Haye
à la Cour pénale internationale
pour la 18ème session de l’Assemblée des États Parties

à l’occasion de la parution de la deuxième édition
de l’ouvrage

Statut de Rome de la Cour pénale internationale
commentaire article par article
deuxième édition


Empreintes d’histoire d’Etienne Madranges

25 novembre 2019

Mercredi 4 décembre

à partir de 18h30

Etienne Madranges

dédicace son ouvrage 

Empreintes d’histoire Tome 2

50 chroniques historiques, judiciaires, drôles et tragiques

Lors de cette dédicace

à 19h 

Etienne Madranges

Avocat à la Cour, magistrat honoraire

nous offre une chronique orale en dévoilant les mystères et l’histoire du retable du Parlement de Paris commandé au XVème siècle pour la Grande Chambre du Parlement de Paris. 


Fictions pensantes des Ed. Hertmann

16 novembre 2019

Mercredi 20 novembre
à partir de 18h30

Présentation de deux ouvrages de la collection 

Fictions pensantes

 

La Guerre manquée
La Seconde Guerre mondiale dans le roman français (1945-1960)

de Clément Sigalas

Comment le roman français
a-t-il dépeint la Seconde Guerre mondiale dans les années qui suivirent le conflit  ?
Que nous dit le roman que ne nous disent pas ses discours concurrents,
qu’ils soient politiques, journalistiques ou testimoniaux  ?

La Guerre manquée  met en lumière un corpus romanesque opposé à la vision héroïque répandue après-guerre. Cet ouvrage analyse une vingtaine de romans dont la particularité a été de donner à voir une guerre irréelle, un combat à la fois fantomatique et violent qui a pu constituer pour bien des Français une expérience commune. Il montre comment les fictions ont très tôt dénoncé le mythe d’une France tout entière unie dans la lutte et ont incarné la mauvaise conscience nationale. Bien avant les historiens ou la génération  68, le roman a ainsi usé des moyens qui lui sont propres pour explorer les zones d’ombre de la guerre.

Le Vestiaire de Chateaubriand

Franc Schuerewegen

Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Larousse donne du mot vestiaire la définition suivante :
« 1° Lieu où l’on serre les habits dans une communauté, 2° pièce où les membres d’une assemblée politique, d’un tribunal, revêtent et déposent leur costume, 3° endroit où l’on dépose certains vêtements et quelques accessoires que l’on ne porte que lorsqu’on est dehors. Déposer son manteau, son parapluie, sa canne au vestiaire.  »

Ce livre est écrit en forme de vestiaire.
On a voulu essayer sur la personne de l’écrivain, dans le but de mieux comprendre son œuvre, une série de costumes, tenues, uniformes, accessoires. Chateaubriand aimait être bien habillé. Les travestissements l’amusaient. On le voit, au cours de sa longue vie, changer régulièrement de personnalité, de rôle, de look. Toujours élégant, parfois insolent. L’insolence est aussi un critère d’élégance. Bienvenue, lecteur, dans le vestiaire du «  grand René  ».


La parole défaillante – L’homme de droit au cœur du roman moderne

9 novembre 2019

Samedi 16 novembre 2019
à 11 h 

Richard H. Weisberg

présente l’éditions française de son ouvrage 

La parole défaillante 

L’homme du droit au cœur du roman moderne
(Dostoïevski, Flaubert, Camus, Melville)

 

 

Richard H. Weisberg, professeur de droit constitutionnel à la Cardozo School of Law de Yeshiva University et fondateur de la revue Law and Literature est une figure emblématique du courant Droit & Littérature. 

 

Partant de Nietzsche et de Scheller, Richard H. Weisberg explore à travers l’analyse d’œuvres ayant pour auteurs Dostoïevski, Flaubert, Camus et Melville, comment un discours d’une grande séduction formelle peut se faire le véhicule d’une parole empoisonnée par le ressentiment.
Deux questions en surplomb apparaissent alors : ce mécanisme n’aurait-t-il pas joué un rôle majeur dans l’incapacité de l’Europe à empêcher la survenue de la Shoah et cette littérature ne serait-elle pas le reflet d’une société profondément malade ?

 

La première édition, publiée par Yale University Press en 1984 sous le titre The Failure of the Word a fait l’objet d’une seconde édition en 1990. La version française est traduite de l’anglais par Mme Françoise Michaut, Directrice de recherches au CNRS ; elle est préfacée par Philippe Segur, professeur de droit public ; elle est éditée aux éditions l’Epitoge.    


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